2010, voilà, ça y est.
Nous y sommes.

Après les sempiternels faux-semblants altruistes et surjoués du 31, après les vœux convenus de la présidence déballant son peloton de pseudo-espoir à toute la tribu des beni-coco devant leur poste, après les feux d’artifices et autres concerts de bons sentiments, sorte de cour des miracles bactérienne pour latrines sociétaire, nos tronches de morve reprennent le cour de la réalité, vous savez, celle où on se dit « quand le monde se portera mieux, ‘y tombera du boudin grillé ». Chemin faisant, l’air de rien et avant d’ouvrir le gaz pour se soigner de sa condition, quelques questions thétiques et immanentes se faufilent entre deux bulles de mousseux bon marché :

Pire que 2009, est-ce envisageable ? Je prends les paris.

Comment ça « c’était une belle année 2009 » ? De deux choses l’une : soit tu n’ouvres jamais les journaux, trop occupé à délayer les miettes d’humanité qu’il te reste, telle une autruche flétrie, dans ton égotiste inutilité sablonneuse ; soit tu as déjà rejoins la nouvelle impasse évolutive que sont les broutards bipèdes, antrustions de supermarché dont l’abnégation se résume à trouver une Audi TT avec ce qu’il reste de l’emprunt pour acquérir Read more